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Etiopathie

Les origines de l'éthiopathie : un art ancestral

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© Mikosch - iStockphoto

L’étiopathie tire son origine des arts ancestraux de manipulations naturelles et son existence est presque aussi vieille que l’humanité. L’art des rebouteurs a donc été l’un des fondements de cette pratique aujourd’hui bien réglementée.
  1. L’étiopathie, une pratique particulièrement ancienne
  2. L’art du reboutement, de la transmission orale à l’étiopathie réglementée

L’étiopathie, une pratique particulièrement ancienne

Si l’on en croit les experts en chirurgie non-instrumentale, ce qu’on appelle étiopathie aujourd’hui, est peut-être né en même temps que l’humanité. Ainsi, des archéologues et des chercheurs ont découvert des traces de nombreux gestes de réduction de blessures chez les Grecs, les Egyptiens ou encore les Chinois. Des preuves remontant à 45 000 ans ou 25 000 ans ont même été découvertes en plein territoire irakien, démontrant que ces pratiques sont ancestrales. Les spécialistes de l’étiopathie ont ainsi déterminé que peu à peu les gestes s’étaient faits plus précis et plus adaptés au mal ressenti. La pratique s’est spécialisée, et au fil des siècles, est apparue une personne en charge de la manipulation thérapeutique, faisant de cette activité, une véritable « médecine ».

L’art du reboutement, de la transmission orale à l’étiopathie réglementée

Les pratiques utilisées dans l’Antiquité ou à l’origine de l’humanité, ont peu à peu été catégorisées au fil des siècles et sont devenues ce que nous appelions en France, le reboutement. A l’époque, les rebouteurs tenaient une place importante dans les communes. Ils utilisaient leur art de la manipulation pour soulager leurs concitoyens de leurs maux. En général, les vrais rebouteurs ne souhaitaient pas marchander leur « pouvoir » et étaient généralement payés en nature. Ces pratiques consistaient en une manipulation des mains sur le patient. Elles pouvaient écouter, et enregistrer les messages du corps humains, afin de comprendre ses maux et de les guérir.

Déjà à l’époque, ces pratiques manuelles et naturelles étaient dénigrées par toute la corporation de la médecine. Les docteurs y voyaient la trace d’une sorcellerie et d’un certain charlatanisme. Ainsi, contrairement à la médecine dite « officielle », l’art du reboutement s’est transmis jusqu’au milieu du XIXème siècle, de manière orale. Ces personnes capables de remettre les os bout à bout ne pouvaient donc compter que sur la tradition et l’échange d’un rebouteur à un autre rebouteur.

Après l’art des rebouteurs, l’étiopathie se théorise et s’écrit

Alors que le reboutement devait jusqu’ici sa survie à la tradition orale, un rebouteur suédois a décidé de garder une trace des manipulations. Ainsi, au milieu du XIXème siècle, Thure Brandt publia Traitement des maladies de femmes. Ce traité de ce qui deviendra plus tard l’étiopathie, fut la première trace écrite de l’art des rebouteurs.

Mais il faudra attendre les années soixante, et Christian Trédaniel pour voir naître le terme d’étiopathie. Suite à un accident qui lui laissa quelques séquelles, le fondateur de la pratique fit des recherches épistémologiques qui lui firent prendre conscience de l’efficacité du reboutement. C’est la raison pour laquelle il décida de théoriser cette pratique de la chirurgie non-instrumentale, et de lui donner un nom, avec Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique, publié en 1963. Avec Christian Trédaniel, l’art du reboutement a ainsi trouvé une vraie continuité à travers une nouvelle pratique médicale qui s’est développée parallèlement, aux côtés de la médecine traditionnelle et de la chirurgie instrumentale.